Message de bienvenue

Au nom de Dieu, le Clément le Miséricordieux.

Chers lecteurs!
je vous souhaite la bienvenue dans ce blog destiné à mes sœurs et frères épris du savoir, du dialogue et d'échange.
Ce blog a pour objet de susciter des débats fructueux autour des questions touchant tous les domaines de notre vie, particulièrement notre vie religieuse.

vendredi 21 novembre 2014

La 2ème édition du colloque international sur le soufisme à Touba


Cette  2e édition du colloque international sur le soufisme s'inscrit dans le cadre des activités culturelles et scientifiques déroulées à l'occasion de la commémoration du départ en exil de Cheikh Ahmadou Bamba, fondateur du mouridisme  (Magal) .  Le Colloque qui se tient  entre 22 et 26 Novembre 2014 à Dakar et à Touba a pour thème «Quel rôle pour le soufisme dans la Ummah islamique?»


I- Problématique du colloque

La Ummah islamique fait actuellement face à de multiples défis: sous-développement, scission doctrinale et idéologique, dégénérescence morale,  conflits armés, etc. Ce tableau projette un avenir incertain et  remet en question son destin, alors que l'Islam présente et représente, dans tous les aspects de la vie (spirituel,  moral, économique, social et politique) des enseignements qui peuvent garantir le bien être individuel et collectif dans les  communautés musulmanes et dans le monde du développement.

Dans un tel contexte, il s'avère nécessaire de revisiter le patrimoine de l'islam dans toutes ses composantes afin d'en extraire les éléments permettant à la Ummah de retrouver son rôle historique dans le monde contemporain. Aujourd’hui, les perspectives de réforme divergent autant sur le plan du diagnostic que sur la stratégie à adopter pour restaurer l’image exacte de l'Islam.

En réalité, le soufisme ou tasawwuf constitue, depuis le début de l'Islam, le système moral et spirituel qui prend en charge la partie de «l'ihsan», comme l'était le fiqh pour «l'islam» (pratiques cultuelles) et le tawhid  pour «l'iman». Il se fonde principalement sur l'éducation spirituelle, la purification de l'âme et est devenu une école distincte ayant ses figures, ses institutions et ses différentes expériences.

Certes, il y a dans toute tentative de réforme un consensus des savants musulmans sur la nécessité de se référer aux valeurs de l'Islam. Cependant, ces derniers divergent quant au rôle que doit jouer le soufisme. Dans ce sens,   il s’avère nécessaire de se pencher sur les fondements du soufisme, ses démarches et ses expériences fructueuses qui sont de nature à  disposer donner  au monde musulman contemporain des  pistes afin de résoudre ses problèmes et  lui donner sa véritable image: celle que l'expérience de Cheikh Ahmadou Bamba (R), fondateur du Mouridisme, a contribué à vulgariser à travers le monde.

C'est dans cette optique que le Comité Scientifique du colloque a choisi, pour cette deuxième édition, de soumettre la question suivante aux oulémas et chercheurs, afin qu'ils puissent déterminer les valeurs du soufisme dans le quotidien des musulmans au vu du contexte contemporain si agité. Ainsi, se demandera-t-on «quel rôle pour le soufisme dans la Ummah islamique?».

II- Objectifs du colloque

L'objectif général:

Contribuer à mettre en évidence et à rendre effectif le rôle du soufisme comme moteur de changement dans la vie de la Ummah islamique sous la lumière des défis contemporains auxquels elle est confrontée.

Les objectifs spécifiques

Faire un diagnostic de la situation de la Ummah islamique en vue d'identifier ses principaux problèmes et défis contemporains et futurs;
Revisiter l'essence du soufisme, ses valeurs et ses réalités;
Identifier le rôle à jouer par le soufisme dans la résolution des  problèmes de la Ummah: matérialisme débordant, divisions politiques et idéologiques, dépravation des mœurs, conflits armés, etc.
Fournir aux chercheurs l'opportunité d'échanger et de discuter sur les voies et moyens de traduire en réalité le rôle du soufisme dans les changements souhaités de la Ummah;
Revisiter les enseignements de Cheikh Ahmadou Bamba et des soufis sénégalais sur l'éducation, le travail, la culture et les valeurs de la paix, et de la solidarité, etc.


III- Axes du colloque

Soufisme, développement spiritual et personnalité musulmane
Pensées soufies et défis contemporains de la ummah
Soufisme, culte de la paix et conflits dans la Ummah

IV- Organisation du colloque

a) Participation

Le colloque regroupera environ 150 participants: Chercheurs, guides, étudiants, éducateurs.
Il est demandé à chaque chercheur intervenant de présenter une communication en arabe, en français ou en anglais, (entre 10 et 20 pages).

b) Déroulement

Le colloque se déroulera durant cinq jours et en sessions plénières, selon 7 séquences majeures: 2 séances de cérémonies d'ouverture et de clôture  et  5 panels  dont chacun  comportera deux ou trois  communications suivies de discussions.

V-Résultats attendus
 
un diagnostic de la situation de la Ummah islamique est fait en vue de mettre en évidence ses principaux problèmes;
l'essence du soufisme, ses valeurs et ses réalités sont revisitées;
le rôle à jouer par le soufisme dans la résolution des problèmes de la Ummah est identifié;
des voies et moins de l'activation du rôle du soufisme dans la vie contemporaine de la Ummah sont déterminés;
les enseignements de Cheikh Ahmadou Bamba sur l'éducation, le travail et les valeurs de la paix et de solidarité sont mis en évidence;
les actes du colloque sont publiés sous forme d’un ouvrage.


VI-Informations complémentaires

- Date et lieu du colloque: du 22  au 26 Novembre 2014, (28 muharram- 03 Safar 1436) à Dakar (Hôtel King Fahd Palace) et à Touba (Résidence  Cheikh al Khadim en face de la grande Mosquée).

- Contact :   Par e-mail: forumdumagal@gmail.com

Same Bousso
Coordonnateur du comité scientifique

vendredi 27 juin 2014

Education Religieuse, Vision et Finalités 

-INTRODUCTION
Les crises vécues par le système éducatif sénégalais sont profondes. Plusieurs réformes ont été entreprises par les différents gouvernements depuis notre indépendance[1]
Beaucoup de plans et programmes ont été élaborés. Mais, chaque fois qu'un diagnostic du système est réalisé le constat reste le même: l'offre éducative demeure inadéquate par rapport aux aspirations d'une grande partie de la palpitation et aux exigences d'un monde en perpétuel changement.
Dans un tel contexte caractérisé principalement par la globalisation, au plan économique, et par les changements technologiques, l'organisation des Assises de l'Education par l'Etat du Sénégal vient à son heure.

samedi 21 juin 2014

La ville sainte de Touba, une ville au caractère sacrée


Lorsque Cheikh Ahmadou Bamba lançait son appel à l'origine de la voie «al- murîdiyya» il déclarait que sa mission principale consistait à la vivification de la tradition prophétique «as- sunna al- muhammadiyya». Pour ce faire, il s'était lancé dans une œuvre d'éducation spirituelle basée sur la science «al-  'ilm», les pratiques cultuelles «al- 'ibâda», la purification de l'âme «tazkiyat an- nafs» et le travail «al- 'amal».

Dès le début, le Cheikh était conscient de la nécessité de disposer d'un endroit bénit et saint à même d'accueillir les germes d'une communauté pieuse qui marche sur le chemin tracé par Allah et Son Prophète.

mercredi 28 mai 2014

Il ne faut pas faire de l'amalgame sur la liste de Touba!

Ces derniers temps, la question de ce qu'on appelle "la liste de Touba" a soulevé un grand  débat et fait couler beaucoup d'ancre. Chacun y va de ses propres analyses. Pourquoi le Khalif n'a pas respecté la parité dans cette liste se demandent certains? D'aucuns commencent à chercher des explications, d'autres présentent l'absence de femmes dans la liste  comme un refus de la loi sur la parité. En tout état de cause, il serait précipité d'en déduire des conclusions quant à la place de la femme et son rôle dans la communauté mouride.
En effet, l'acte posé par  le Khalif ne déroge pas de la règle suivie par ces prédécesseurs dans la gestion de la ville sainte, à savoir choisir les personnes en qui il a confiance pour  diriger la communauté rurale. Le choix du Cheikh n'est pas guidé en réalité par la logique partisane ni de genre mais plutôt par la logique de représentativité, de compétence, d'intégrité et de disponibilité.

lundi 24 février 2014

L'enseignement religieux à l'école publique en question

L'introduction de l'enseignement religieux à l'école  publique sénégalaise a été une vieille doléance. Depuis les États Généraux de l'Education tenus en 1981, cette demande sociale est devenue une des préoccupations des autorités éducatives jusqu'à sa concrétisation en 2002.

Cette décision historique a été saluée par la quasi totalité des sénégalais. Elle a impacté positivement sur le taux brut de scolarisation dans beaucoup de localités du pays.
Toutefois, après douze années d'effectivité de cette mesure dans nos écoles, il y'a lieu de se questionner sur tous les plans. Certes, le Ministère de l'Education  à travers la Division  de l'Enseignement Arabe procède à des évaluations  et des recensements et révèle des avancées significatives en termes d'effectifs, d'infrastructures et de résultats.  Cependant l'impact de l'enseignement religieux sur les comportements de nos lycéens et étudiants mérite d'être étudié afin de pouvoir mesurer son efficacité. 

lundi 17 février 2014

LA GUERRE DES CONCEPTS


La plupart des débats conflictuels dans le monde musulman sont  consécutifs à  des controverses sur la définition des concepts et sur leur application. Par exemple, une unanimité peut se dégager sur la dénonciation du terrorisme et sur la nécessité de le combattre, mais quand il s'agit de le définir  ou de qualifier un acte de terroriste ou non, les divergences surgissent, car les parties prenantes n'ont pas toujours la même interprétation du concept.

Ce constat est valable  dans presque tous les champs: religieux, politique, culturel etc. Des concepts tels que chirq( polythéisme ou associationnisme) bida' (innovation) tatarrouf (extrémisme ) i'tidal (modération) ghoulouw (exagération ) ... soulèvent parfois beaucoup de controverses non pas sur  leur caractère ou statut d'actes prohibés mais sur leur application. Ainsi, tous les musulmans considèrent le shirk comme étant le  pire des péchés qu'un croyant puisse commettre mais ils  n'ont pas souvent la même vision sur ce qui est shirk et ce qui ne l'est pas.

mercredi 8 janvier 2014

Cheikh Ahmadou Bamba (Khadimour rassoul) est notre héros


Par El Hadji  Falilou Muhammad Mahmoud NIANG

Ces jours-ci, la médiatisation excessive du décès d’un homme,  certes héros, en l’occurrence monsieur Mandéla, suscite chez moi pas mal de questions. Est-ce le premier en Afrique ? Bien sur que NON ! L’Afrique connaissait depuis la nuit des temps des héros innombrables sur tous les plans. Mais la vraie question à nous poser (nous les Africains) est la suivante : Pourquoi, parmi nos héros, il y a ceux qui sont célébrés en grande pompe, ceux dont la célébration reste plutôt sobre et ceux enfin qui semblent passer inaperçus ?