Message de bienvenue

Au nom de Dieu, le Clément le Miséricordieux.

Chers lecteurs!
je vous souhaite la bienvenue dans ce blog destiné à mes sœurs et frères épris du savoir, du dialogue et d'échange.
Ce blog a pour objet de susciter des débats fructueux autour des questions touchant tous les domaines de notre vie, particulièrement notre vie religieuse.

samedi 30 janvier 2016

L'Affaire de la caricature : Il ne faut jamais tomber dans le piège !

Le débat sur l'homosexualité fait rage ces derniers moments, en prenant une tournure défavorable aux partisans de ce phénomène. La société sénégalaise a montré, dans sa grande majorité,  sa répugnance face à cette tendance contraire à ses valeurs.  La campagne sciemment orchestrée pour faire accepter l'homosexualité  a produit des effets inattendus par ses promoteurs; à travers les médias et les réseaux sociaux la désapprobation est quasi unanime.

Pour réorienter ce débat, les forces occultes ont eu recours à une ignoble provocation, à savoir la caricature  du vénérée guide de Mourides Cheikhouna Ahmadou Bamba ( qu'Allah soit satisfait de lui ). C'est une provocation fâcheuse qui mérite condamnation et protestation. Mais à plusieurs égards, il est nécessaire d'être  lucide et d'avoir une attitude réfléchie  et responsable face à cet acte irresponsable.

D'abord il ne faut pas tomber dans le piège tendu visant à étouffer cette condamnation  populaire de ces nouvelles tendances contre nature et en détourner les regards. 

Par ailleurs, les ennemies de l'islam ne veulent jamais accepter qu'il est une religion de paix et de tolérance, même s'il existe des courants extrémistes dans le monde musulman. La provocation d'une confrérie soufie connue de sa culture de paix et de  non violence, si elle réussit, leur donnerait une occasion de prouver que les musulmans quelques soient leurs obédiences sont de nature violente, fanatique et réactionnaire.
 
Enfin, cette offense contre le Cheikh me semble tout à fait habituelle dans la mesure ou le Prophète Mouhammad (Paix et Salut sur Lui) l'a subie ainsi que le Saint Coran. En effet, aucun symbole authentique de l'Islam ne saurait échapper aux tentatives malsaines venant des forces sataniques. Mais il s'avère indispensable d'évaluer la situation de mettre en place des stratégies appropriées pour faire face convenablement à de tels événements.
 
Je sais qu'il est extrêmement difficile de maîtriser une pareille indignation, mais on n'a pas le choix de ne pas suivre l'appel du Khalif au calme, un appel qui est conforme aux enseignements de Cheikh Ahmadou Bamba ( qu'Allah soit satisfait de lui ) et à la tradition de ses successeurs. 

Avec certaines manifestations et comportements, on risque de rendre un grand service aux auteurs de cette forfaiture en  tombant dans leur piège ;  ce qu'il faut nécessairement éviter. 
                                           Same Bousso Abdourahman

lundi 11 janvier 2016

Le PARC doit-il reproduire l'erreur du CEB ?!

Le système éducatif sénégalais a connu, ces dernières années, plusieurs réformes et innovations visant à le rendre plus efficace, plus démocratique et plus équitable. L'une de ces réformes majeures est la mise en place du curriculum de l'éducation de base (CEB).
Cette importante innovation, censée révolutionner notre école, est partie avec une grave lacune à savoir son oubli injustifié de l'enseignement arabe qui occupe une place considérable dans les programmes en vigueur de l'école sénégalaise. Cet état de fait a pour conséquence la coexistence de deux systèmes parallèles avec deux vitesses inégales. Au moment où dans une même classe le français et ses disciplines rattachées sont  enseignés conformément à  l'Approche Par les Compétences, l'arabe et l'éducation religieuse demeurent enfermées dans une approche désuète, la  Pédagogie Par Objectifs.
Cette incohérence me semble contradictoire avec les importantes initiatives prises ces derniers années par l'Etat en faveur de l'enseignement arabo islamiques. Parmi ces initiatives, on peut citer l'augmentation du crédit horaire de l'arabe et l'introduction de l'enseignement religieux dans l'élémentaire, la création d'écoles franco arabes publiques, le projet de modernisation des Daara etc .

À la suite du PDEF, le nouveau programme dénommé PAQUET ( Programme d'Amélioration de l'Equité, de la Qualité et de la Transparence) avait, en réalité, donné l'espoir aux franges marginalisées ou exclues qui y entrevoyaient une volonté d'éradiquer les disparités. Cet espoir est d'autant plus justifié que ce nouveau programme est élaboré pour traduire la  nouvelle politique éducative sénégalaise basée sur les principes  d'équité et d'inclusion. Ce sentiment était corroboré, d’une part,  par les recommandations des Assises de l’Education et de la Formation suivi de celles issues du Conseil Présidentiel, qui ont mis l’accent sur le développement de l’enseignement arabe et les daara. On a dit clairement dans la décision n°4 de ce conseil " Développer l'enseignement arabo-islamique et l'articuler au système éducatif. Le choix de 100 Daara dans le PAQEEB ( Programme d'Amélioration de la Qualité et de l'Equité de l'Education de Base) et la relance du PAMOD (Projet  d'Appui à la Modernisation des Daara) ont, d’autre part renforcé l’optimisme.

Tous ces signaux portaient à croire que l'erreur commise dans la conception et la mise en œuvre du CEB serait corrigée. C'est pourquoi notre espoir à reçu un coup de massue, lorsqu'il à été porté à notre connaissance le Projet d'Appui au Renouveau des Curricula ( PARC). Ce nouveau projet   revêt  une importance particulière dans la mesure où il   "a pour objectif d'élaborer un curriculum unifié de la maternelle à la classe terminale sur une durée de trois ans".
Sans connaître le contenu du document sur l'orientation du projet, nous avons peur que l'histoire se répète et que l'erreur du CEB se reproduise. En effet, ni les disciplines énumérées ni les profils des points focaux du projet n'indique l'intégration de l'enseignement arabe dans le dispositif et on risque de ne voir aucun spécialiste de l'enseignement arabe faire partie de  l'équipe qui pilote le programme, comme c'était le cas dans le secrétariat technique permanent ( STP ) du CEB.

Donc, n'y a-t-il pas lieu d'alerter à temps afin qu’on puisse rectifier si notre crainte s’avère justifiée ?!